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Imaginez que chaque jour, sans le vouloir, vous blessiez la personne la plus importante pour vous. C’est dur à entendre, non ? Pourtant, c’est exactement ce que nous faisons souvent avec nos chiens. Pas par méchanceté, mais par ignorance ou par habitude. On pense bien faire, on veut leur offrir le meilleur… et malgré tout, on commet des erreurs qui abîment leur confiance, leur bien-être et leur équilibre. Moi-même, je suis le premier à en faire.

Aujourd’hui, on va voir ensemble les 7 erreurs les plus fréquentes qui détruisent petit à petit votre chien — parfois sans que vous ne vous en rendiez compte. Et vous verrez, certaines sont très subtiles.

1. Lui en demander trop

On parle souvent d’éducation, d’obéissance, d’autocontrôle ou de focus, mais on oublie un point essentiel : les besoins du chien. On attend d’eux qu’ils soient parfaits, qu’ils ne fassent jamais d’erreur, qu’ils gèrent toujours leurs émotions… Mais ce ne sont pas des robots. Ils ont des sentiments, des limites et le droit de faire des erreurs.

Laissez votre chien être un chien ! Offrez-lui des moments de liberté, de jeu, de folie. La promenade ne doit pas être un exercice militaire, mais un moment de récréation. Laissez-le courir, explorer, sentir, jouer. C’est comme ça qu’il deviendra plus confiant, plus autonome et surtout plus épanoui. Un chien heureux et sûr de lui est un chien qui écoute mieux et qui vit mieux son environnement.

Si vous sentez que votre chien manque de confiance, j’ai créé une checklist gratuite pour vous aider à savoir si vous répondez bien à ses besoins et comment renforcer sa confiance au quotidien.

2. Le laisser seul trop longtemps

Nos chiens sont des animaux sociaux. Ils ont besoin d’interactions, de présence et de stimulation. Les laisser seuls trop longtemps crée de l’anxiété, de l’ennui et des comportements destructeurs : grattage de porte, aboiements, destruction, malpropreté…

Bien sûr, il faut parfois aller travailler. Mais il existe des solutions : un dogsitter, un membre de la famille, une balade à la pause déjeuner ou encore des jouets d’occupation. L’essentiel, c’est de lui offrir un rythme de vie équilibré : des sorties, de la stimulation avant le départ et après le retour. Un chien bien dépensé physiquement et mentalement saura mieux supporter vos absences.

3. Négliger la promenade

La balade n’est pas une corvée, c’est un moment clé dans la vie du chien. Trop souvent, on la fait vite, sans plaisir, comme une obligation. Pourtant, une bonne promenade résout une grande partie des problèmes de comportement.

Variez les lieux, les rythmes, les stimulations. Laissez-le découvrir de nouveaux environnements, rencontrer d’autres chiens, sentir de nouvelles odeurs. C’est une vraie richesse pour lui. Personnellement, avec Mia, je consacre 1h à 1h30 par jour aux promenades. Parfois en ville pour travailler l’autocontrôle, parfois à la campagne pour la socialisation. C’est ce qui lui permet d’être équilibrée, curieuse et bien dans ses pattes. C’est un moment important pour la pratique du rappel par exemple

4. Ne pas socialiser son chien

Un chien qui ne voit jamais d’autres chiens ou d’autres humains devient souvent peureux, réactif ou même agressif. Par peur des mauvaises rencontres, beaucoup de maîtres évitent tout contact. Mais c’est une erreur !

La socialisation est essentielle. Faites-lui rencontrer d’autres chiens équilibrés, organisez des balades à plusieurs. C’est beaucoup plus simple de créer des liens en mouvement plutôt qu’à l’arrêt, où la tension est souvent plus forte. Votre but n’est pas d’en faire un chien hyper sociable, mais un chien à l’aise, capable de comprendre les codes canins et de garder son calme.

5. Forcer les interactions

À l’inverse, vouloir absolument que votre chien joue ou s’entende avec tous les autres peut être dangereux. Deux chiens en laisse, face à face, sans espace pour reculer, c’est souvent le scénario parfait pour une bagarre.

Ne forcez jamais le contact. Laissez les chiens se sentir, s’éloigner, observer. S’ils veulent jouer, tant mieux. S’ils préfèrent ignorer, respectez-le. Tous les chiens ne sont pas joueurs, et ce n’est pas un problème. Par exemple, Mia n’est pas très joueuse depuis sa dysplasie de la hanche, mais elle reste sociable, calme et respectueuse. C’est ça, l’équilibre.

6. Ne pas le laisser renifler

L’odorat est le sens principal du chien. Renifler, c’est sa manière de comprendre le monde. En le privant de cette activité, on le frustre profondément. Quand il sent un poteau, une herbe ou un tronc, il lit littéralement l’histoire du lieu : qui est passé par là, dans quel état émotionnel, à quel moment…

Alors, la prochaine fois qu’il s’arrête pour sentir, laissez-le faire. Ce travail olfactif est une dépense mentale énorme, souvent plus fatigante qu’une course. Dans mes balades, je garde toujours un moment libre où Mia peut renifler à son rythme. Vous verrez, un chien qui a le droit de sentir est un chien plus calme, plus apaisé et plus équilibré.

7. Oublier ses besoins cognitifs

Nos chiens ont besoin de réfléchir, d’apprendre, de résoudre des problèmes. Un chien inactif mentalement s’ennuie et développe souvent des troubles du comportement. Les chiens de travail, notamment, ont un besoin fort de stimulation intellectuelle.

Proposez-lui des jeux d’intelligence, des exercices simples d’obéissance, des recherches d’objets ou des apprentissages variés. Ces moments renforcent votre lien et participent directement à son bien-être.

Un chien qui aboie, qui détruit ou qui désobéit n’est pas un “mauvais chien” : c’est souvent un chien déséquilibré, qui manque de stimulation ou de compréhension.

Alors, au lieu de vous juger, essayez simplement de comprendre, d’ajuster, et de progresser avec lui. Moi aussi, Mia et moi faisons des erreurs. L’important, c’est d’en tirer des leçons et d’avancer ensemble.

Et pour finir, je vous lance un petit défi : essayez de rendre votre chien un peu plus confiant cette semaine. Téléchargez le PDF gratuit avec toutes les étapes pour l’aider à prendre confiance, appliquez quelques conseils, et observez le changement.