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Chien seul toute la journée : routine, activités et astuces pour le rendre heureux

À une époque, je m’absentais plus de 40 heures par semaine et mon chien le vivait bien. En fait, j’avais trouvé une astuce pour l’aider à s’épuiser aussi bien mentalement que cognitivement. Et ça nous a beaucoup aidé pendant cette période qui était pas hyper agréable lorsqu’on a un chien. Dans cet article, je vous explique comment on a fait. Vous verrez que c’est une histoire un peu spéciale, mais je suis persuadé qu’elle peut vous aider si vous êtes dans la même situation que nous.

Le contexte (et pourquoi ce n’était pas simple)

Travailler beaucoup en semaine quand on a un chien, c’est difficile. Je dirais même que c’est une période de ma vie que je regrette parce que ça n’a pas été simple autant pour Mia que pour moi. Mais parfois, on n’a pas le choix : situation familiale, changement de poste… et on se retrouve avec un chien plus souvent seul à la maison qu’avant.

Heureusement, il y a des astuces et des méthodes pour qu’ils se sentent mieux. Pendant cette période, j’ai tout fait pour que Mia reste un chien bien dans ses pattes, heureux, malgré des conditions pas optimales. Mia, c’est un Border Collie croisé Montagne des Pyrénées : elle a besoin d’énormément de stimulation, elle apprend très vite et a besoin de sorties et de stimulation mentale. En clair, c’est le type de chien que je ne recommanderais pas si vous n’êtes pas prêt à vous investir à 100 % dans son éducation.

🎯 Ressource utile : j’ai fait un quiz (lien en description de la vidéo) pour savoir quel chien est le plus adapté à vous selon vos critères et votre style de vie. C’est primordial de bien faire ce travail avant d’adopter : ça définit toute la suite de votre vie ensemble.

Vous êtes nombreux à avoir ce type de chien : besoin de stimulation, d’attention. Avec la bonne routine et la bonne approche, on peut avoir un chien qui vit très bien sa solitude la journée, parce qu’on s’investit et on lui donne les moyens d’être bien malgré un emploi du temps chargé.

Je sais que certains diront qu’on n’adopte pas un chien si on n’a pas l’emploi du temps adapté. Parfois, on n’a pas le choix, et c’est important de ne pas porter de jugement de valeur : on a tous nos parcours de vie.

Ce qui nous est arrivé

Environ un an avant le Covid, ma conjointe a trouvé un emploi dans le Pas-de-Calais. On a emménagé dans le nord. Je travaillais à mon compte à temps partiel et le reste du temps chez Decathlon. C’était parfait pour Mia : on était présents à des moments différents.

Puis pire année de notre vie : elle tombe malade, alitée pendant un long moment. Financièrement, c’est compliqué. Mon directeur me propose un poste de responsable. Ça complique beaucoup de choses (je m’absente plus longtemps), mais c’est une opportunité de nous mettre en sécurité. Je remercierai jamais assez Decathlon : c’est une boîte très humaine.

Petite anecdote : Mia a été d’une aide incroyable pour ma conjointe pendant sa convalescence. Présente, différente, véritable soutien moral et même physique. Un jour, je ferai peut-être une vidéo sur ça.

Mia n’était pas seule, mais ça ne réglait pas tout : dépense physique et dépense mentale restaient à assurer.

L’erreur fréquente : croire que “le faire courir” suffit

Souvent, on se dit : “pour qu’il soit bien, je le dépense physiquement”. On le fait courir, on lance la balle… Mais ce n’est pas une demi-heure de footing qui rend un chien équilibré.

Un chien bien dans ses pattes malgré une absence longue, c’est un chien avec :

  • des interactions à l’extérieur,

  • des stimulations mentales,

  • des stimulations physiques.

Quand on travaille beaucoup, on manque de temps. Ça amène une hypostimulation (physique ou mentale) et des comportements indésirables : aboiements sur les autres chiens, réactivité, trous dans le jardin, destructions… Ce sont des indicateurs d’un chien pas bien dans sa peau, qui peuvent mener à des dépressions.

👉 Si votre chien détruit, creuse, aboie pendant vos absences, c’est peut-être un manque de stimulation. On va voir comment l’éviter pour prévenir l’effet domino (moins d’obéissance dehors, rappel qui lâche, réactivité, imprévisibilité).

Bien choisir son chien (ou s’adapter ensuite)

Choisir un chien avec des besoins physiques et cognitifs adaptés à ce que vous pouvez offrir, c’est clé. Si on n’est jamais présent, c’est plus difficile avec un chien “à gros besoins”.

Mon quiz n’est pas la seule ressource : presque tous les livres d’éducation canine en parlent, chacun avec sa méthode. L’important, c’est de vous aiguiller là-dessus.

Ma routine quotidienne sur 2 ans (qui a tout changé)

Travaillant chez Decathlon, je commençais entre 8 h et 9 h. J’avais 1 h le matin pour une promenade avec Mia, découpée en deux parties :

1) 10–15 minutes en liberté totale

Je la laisse faire ce qu’elle veut, je ne donne presque pas d’ordres.

Une promenade en liberté est trois fois plus fatigante qu’une promenade en laisse : il peut sentir, courir, se défouler.
Objectif : évacuer le surplus d’énergie avant de travailler.

2) La promenade éducative

Une sortie rythmée, interactive, pas ennuyante.
Pendant la promenade, je dilue des commandes de base (rappel, assis, coucher…). Puis je dédie 1–2 séances de 10 minutes pour apprendre quelque chose de nouveau ou re-travailler un acquis dans des conditions plus difficiles.

  • Varier les lieux : forêt (plus simple), rivière, bord de ville (plus stimulant).

  • Objectifs fréquents : focus, gestion de la frustration, autocontrôle, rappel, socialisation avec d’autres chiens.

Ensuite, je partais au travail et je laissais Mia avec ma conjointe.

Rester seul à la maison : ce qui m’a aidé

Je pense qu’un chien bien dans ses pattes, confiant, n’a pas de problème à rester seul.

Éviter de sacraliser le départ

Ne faites pas toujours la même rythmique (prendre les clés, le manteau, dans le même ordre). Évitez les gros câlins/appels à l’émotion juste avant de partir : avec notre intonation, on montre qu’il y a un “truc bizarre”, ça monte le stress.

Aménager un coin calme

Créez un espace dédié avec son panier, dans un lieu plutôt confiné. Les chiens s’y sentent souvent mieux que “en plein milieu du salon”.

Laisser une présence sonore

J’aime bien laisser la télé allumée (son léger) : petite présence rassurante.

Proposer des jouets d’occupation

Un Kong, une corne, etc. pour occuper une partie de la journée.

Bonus : j’avais la chance de rentrer le midi. Si vous pouvez, c’est encore mieux : ça fait une présence supplémentaire.

Le soir : diversité et interactions

En rentrant, je passais 30 minutes avec Mia :

  • Activité dans le jardin, ou

  • Promenade en laisse en ville pour sentir des odeurs différentes, travailler l’autocontrôle, ne pas tirer, interagir avec l’environnement et les congénères.

Parfois, je proposais :

  • des séances d’entraînement,

  • du jeu (frisbee, balle),

  • pourquoi pas du canicross.

Le secret : la diversité. Multiplier les contextes garde le chien bien dans sa tête.

Le week-end : “petites aventures”

Le week-end, on faisait des sorties plus longues et plus stimulantes.
Quand je n’avais pas pu dans la semaine, j’emmenais Mia sur des petites aventures : lieux différents, où elle n’a pas l’habitude d’aller. C’est beaucoup plus stimulant et fatigant pour elle.

La clé : un environnement riche et varié

Pour avoir un chien bien dans ses pattes malgré un rythme chargé :

  • proposez un maximum de diversité,

  • un environnement riche,

  • des activités et des lieux qui changent.

Ce qui a vraiment simplifié notre situation : les promenades sans laisse.
Sans la possibilité de promener Mia sans laisse, de la laisser courir et se dépenser physiquement et cognitivement, je pense qu’elle l’aurait beaucoup moins bien vécu.

Checklist “Prêt pour les promenades sans laisse ?”
Elle est disponible en description de la vidéo. Elle vous aide à savoir si vous êtes prêt à démarrer ou non.

Mot de la fin

Faites de votre mieux. Personne n’est parfait. Parfois, il faut faire des concessions. L’important, c’est de donner un maximum à votre chien.

Merci d’avoir lu. J’espère que ça vous a plu : il était très tôt (6 h du matin), nuit blanche à cause des chaleurs… Je me suis dit que j’allais filmer et parler de ce sujet, parce que oui, on dit souvent que c’est “pas bien” d’avoir un chien avec de gros horaires, mais parfois on n’a pas le choix. Parfois, pendant 1, 2, 3 ans, la vie est plus intense et on ne peut pas lui apporter autant qu’on voudrait.
Je voulais simplement vous montrer que oui, il y a des solutions. C’est pas parfait, mais l’important, c’est de faire de son mieux. À bientôt.